11 mai 2009

Le seul vote : Europe Ecologie

Lipdub Europe Écologie
Vidéo envoyée par EuropeEcologie

Le 15 avril, la newsletter hebdomadaire que reçoivent les 10 000 signataires de l'appel d'Europe Ecologie comportait une invitation au lipdub. « Une performance festive et collective, une vidéo pour créer l'événement » expliquait la lettre pour les non-initiés car pour les autres, disons-le, le lèvre-doublage est aujourd'hui devenu un classique sur internet, plusieurs blogs sont même spécifiquement consacrés au genre. La petite originalité d'Europe Ecologie est d'avoir sacrifié le principe du plan-séquence et de l'unité de temps et de lieu pour lui préférer celui de la multitude et du rassemblement. La missive proposait donc aux candidats au playback rigolard de télécharger légalement la chanson La crise du groupe nîmois L'homme parle, de se filmer par tout moyen de captation possible, du téléphone portable à la caméra, samedi 25 ou dimanche 26 avril, et de nous envoyer le résultat par mail, ftp ou courrier. Des quatre coins de l'hexagone et au-delà, même si certaines régions sont moins portées sur la chansonnette que d'autres, nous avons donc reçu ces documents étonnants, donnant corps de façon spectaculaire au rassemblement face à l'urgence proposé par Europe Écologie. Les solutions existent et elles sont à notre portée. Ca valait bien un petit lipdub, non? En plus, c'était effectivement festif et collectif.

28 août 2008

L'Union des Ecologistes doit faire gagner les Européens

Je vous livre un des commentaires reçu suite à la démarche que j'ai initiè avec d'autres il y a plusieurs mois.

La chaleur de la réaction de Philippe Mouton résume bien la sincère volonté d'aboutir ...

Bravo à vous tous, et à Dany en particulier,

Continuez !

 

Si vous pouviez-vous unir...

Je suis certain que la force qui en découlerait ne pourrait vous apporter à tous que du positif.

C'est le moment ou jamais.

 

J'ai presque envie de dire, vous ne pouvez pas rater un coup pareil...vous n'en n'avez moralement pas le droit car aujourd'hui, c'est une question de survie pour l'humanité, hier c'est hier et c'est déjà trop tard de se morfondre et demain ce sera trop tard tout simplement.

Si vous réussissez un coup pareil, vos adversaires trembleront et vous prendront au sérieux.

Vous deviendrez l'exemple européen.
Vous réunirez les écologistes du plus puissant pays d'Europe et aurez une influence plus forte que jamais avec vos homologues des autres pays qui comme nous n'attendent que cela.

Allez-y.
Foncez ensemble.
Verdissez ce monde pour toujours...

Philippe Mouton
Conseiller Communal Ecolo belge

(qui sait trop ce que c'est que le séparatisme et le sectarisme.)

26 août 2008

L’ audace et l ’Ouverture

CONGRES DE LILLE

 

Si vous êtes en accord avec le texte ci dessous, signez le et faites le signer, il servira de base à une contribution plus conséquente ... Envoyez votre accord à despierre.bernard@numericable.fr

 

 

« Nous avons jusqu ’en 2015 pour agir » estimait dès 2007 le président du GIEC et prix Nobel de la paix. Selon le scénario le plus optimiste, on ne pourra plus éviter une élévation de la température moyenne de +2 et 2,4°C, qu à condition d une diminution des émissions de gaz à effet de serre de -30% d ici 2020 dans les pays développés comme l Europe. Etant donnés les délais de construction d infrastructures, de renouvellement des parcs, etc., les décisions doivent être prises vite, les financements devront être dégagés avant cinq ans. Soit en 2015.

 

Aout 2008 053.JPGEn 2009, il nous restera six ans. La mandature européenne et les élections régionales qui suivront en France seront décisives pour mobiliser l économie dans une révolution écologique. La mandature européenne : car le traité de Lisbonne aura considérablement élargi, on l espère, le pouvoir du Parlement européen. La mandature régionale : car rien ne sert de penser et de légiférer globalement si on ne sait pas agir localement.

Dans le monde politique, l ’écologie reste encore un.épiphénomène Et même si le PS, le PC et autre NPA commencent à intégrer des diagnostics écologiques, les mesures arrivent encore en queue de comète des priorités. Le Grenelle de l environnement, quant à lui, a été enterré par les lobbies, faute de les avoir combattus.

On ne fera pas d ’écologie avec les professions de foi intermittentes de la gauche ou de la droite, mais avec le savoir faire et la résolution des écologistes dans une démarche coordonnée et à long terme avec les partis, associations, syndicats et militants de gauche qui sont conscients de l urgence écologique.

Avec l ’optimisme de la volonté aussi : oui, nous pouvons agir sur cette réalité ensemble. Les solutions existent et nous avons commencé à les mettre en oeuvre, partout où nous sommes élus (Agenda 21, plan climat-énergie etc).

Nous refusons tout catastrophisme. La révolution écologique sera pacifique, participative, et joyeuse. Et nous savons que les plus démunis, les plus menacés par la perte d un environnement sain, doivent être les premiers mobilisés et leurs intérêts promus, par un partage du travail et des richesses. La révolution écologique sera solidaire, populaire, ou ne sera pas.

La prise de conscience populaire du péril écologiste, provoque, comme dans les années 90, la montée d ’une illusion : celle d ’une négociation directe entre les mouvements associatifs et le pouvoir en place quel qu’ il soit.

Même si les élections municipales ont montré une stabilisation, sinon un renforcement des Verts comme acteur politique à part entière, ils ne sont pas encore investis par l opinion publique de la mission de conduire la révolution verte. C est pourquoi nous devons viser à construire une alliance la plus large possible, d une part avec les forces écologistes associatives, d ’autre part avec les partis « eco-compatibles » de la gauche traditionnelle en laquelle une partie de l opinion voit encore la « solution politique de changement »

Ce problème complexe appelle une réponse subtile, articulée, que l on pourrait résumer en deux mots : « ouverture et dialogue »

Il faut viser, dans la séquence d ’élections à la proportionnelle des européennes, un score à deux chiffres pour des listes de rassemblement écologiste. Ce n est possible que par un "big bang " de l ’écologie, sans exclusive si ce n ’est d avoir compris que le libéralisme est incompatible avec l urgence de la crise. Et, au niveau international, le souverainisme, revient au même puisqu’ il n’oppose pas une Europe politique à celle des marchés.

Nous devons donc nous ouvrir à tous les écologistes quelle qu’ ait été leur position sur les réformes européennes dès lors que leurs réticences éventuelles portaient sur le pas trop lent de la marche vers une Europe politique, écologique et sociale, et qu’ ils admettent aujourd hui que chaque pas en avant dans la réalité vaut mieux que le plus parfait des programmes.

Cette ouverture aux associatifs ne vise pas seulement les « environnementalistes », mais tous ces « ingénieurs du bonheur quotidien » qui dans l’ économie sociale et solidaire inventent de nouvelles manières de vivre et de travailler. Et surtout, cela n’oblige en rien les associatifs à entrer en politique. Notre « métier » est de mettre en oeuvre dans les politiques publiques les attentes de la société civile organisée.

Cela implique des signes forts à donner à l ’opinion publique. La mouvance associative et le courant de sympathie qui se reconnaissent dans Nicolas Hulot et dans José Bové y sont sans doute prêts. Les Verts doivent être l’épine dorsale d une telle initiative, remettant au goût du jour leur tradition (tombée en désuétude) de « postes d’ ouverture », et confirmant l initiative des Assises de l ’écologie politique (comme prévu par la réforme du parti) pour montrer aux citoyens la cohérence de notre travail avec les associations.

Mais simultanément doit avoir lieu le débat avec la gauche traditionnelle.

Ce débat doit avoir lieu sur le fond pour mener à bien la mobilisation des politiques publiques, non seulement sur les crises environnementales, mais sur ce qui en conditionne la solution : la priorité aux plus démunis, la démocratie participative, le renforcement et la démocratisation des services publics, le respect de droits des migrants, la lutte contre toutes les discriminations et pour l’ égalité, l ’urgence de la construction d’ une France et d’ une Europe politiques donc, dores et déjà, les conditions a mettre en oeuvre pour battre la droite en 2012.

Bien entendu, les alliances de second tour qui pourront être construites dépendront du choix des électeurs. Alliances avec la gauche telle qu’elle est quand c’est nécessaire, construction d ’une gauche transformée chaque fois que c’ est possible.

Nous devons dès maintenant travailler à la construction de cette gauche rénovée, transformée, car c est à nous de montrer, aux citoyennes et citoyens, mais aussi aux militants de la gauche elle-même (comme de Bègles à Montreuil...) qu ’une autre gauche est possible, la gauche du XXI è siècle : une gauche écologiste.

 

Premiers signataires : Michel Bock, Nicole Dedebat, Patrick Franjou, Pierre Hémon, Alain Lipietz, Noël Mamère, Mikaël Marie, Marianne Moukomel, Natalie Riollet, Djamila Sonzogni, Anne Souyris, Claude Taleb, Dominique Voynet.

23 août 2008

Face à l'urgence, réussissons l'union des écologistes

Il y a 20 ans, en 1988, le GIEC, (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), était crée à l'occasion de la conférence mondiale sur le climat à Toronto. Depuis, chaque année, ses membres confirment et amplifient l'alerte environnementale. Lord May, Président de l'Académie des Sciences du Royaume Uni, n'a lui-même pas hésité à prononcer en novembre 2005 cette phrase choc : « Le dérèglement climatique est une arme de destruction massive ! ».

La lutte contre le réchauffement de la planète est donc sur toutes les lèvres depuis maintenant deux décennies. Pourtant celui-ci ne cesse de s'accélérer. Tout comme les catastrophes qui lui sont imputables. Les récentes et dramatiques « émeutes de la faim », consécutives aux bouleversements climatiques, à l'envolée des prix du pétrole, au boom des agro carburants et à l'utilisation des OGM destinés au bétail des riches surconsommateurs de viande en sont l'ultime exemple. Celui-ci vient illustrer une fois encore, le terrible engrenage qui lie les crises environnementales, économiques et sociales lesquelles s'accompagnent inévitablement du recul des libertés individuelles et des Droits de l'Homme. Et, dans le même temps, l'érosion de la biodiversité, moins étudiée, moins médiatisée, à coup d'artificialisation, d'intoxication, de fractionnement et de prédation est tout aussi préoccupante.

Face à la frilosité des partis traditionnels, incarnons une politique écologiste radicale et efficace

Notre planète est en danger. La question écologique et ses conséquences en terme de pauvreté et d'exclusion seront l'enjeu central de ce siècle. Face à l'urgence, les réponses que nous devons apporter ne s'accommoderont pas de retards et encore moins de demi-mesures. Ces réponses seront d'abord politiques. Bien sûr, nous ne nous faisons aucune illusion sur la communication de l'Elysée et nous mesurons son cortège délétère de laminage des droits humains et sociaux. Mais nous ne sommes pas moins frustrés du bilan de notre espace historique, la gauche, et de ses intentions en matière d'écologie.

La récente prise de conscience environnementale des partis traditionnels ne suffira pas, loin s'en faut, tant ces derniers restent prisonniers des lobbies industriels et économiques, nourris des mythes de la compétition et de l'exclusive solution technologique à tout problème. A l'idéologie de la croissance, encore aujourd'hui présentée comme unique alternative pour un monde meilleur, il nous faut convaincre de l'urgence à s'engager sans attendre vers la réduction de notre empreinte écologique et vers une sobriété conviviale et épanouissante. Cette transition doit être culturelle, démocratique. Les plus pauvres doivent y trouver appui et réponses à leurs attentes, les jeunes, _expression_ et espoir et la diversité doit être vécue comme une richesse.

C'est pourquoi il est plus que jamais nécessaire de faire des Verts le parti capable de rassembler le peuple de l'écologie, autonome, incarnant une politique écologiste moderne, radicale et efficace, une écologie humaniste, une écologie décomplexée.

Notre parti doit non seulement être celui qui porte l'indispensable remise en cause du modèle productiviste, mais aussi celui qui rend cette transition vivable pour tous. Et pour cela, lier mutation écologique, partage des richesses (au niveau national et planétaire) et conquête de nouvelles libertés, dont la réhabilitation de la place de la culture. C'est pourquoi l'écologie se doit d'être une écologie qui s'adresse à tous, une écologie populaire, et non une écologie élitiste qui renforcerait les discriminations entre les plus fragiles et les plus favorisés

Est il besoin de préciser qu'une politique efficace passe aujourd'hui par la coordination de politiques au moins continentales ? Pas de politiques écologistes, notamment face au changement climatique, sans Europe politique, à chaque étape plus fédérale.

Redevenons un parti défricheur et diffuseur d'idées

Cet objectif souffre pourtant de handicaps : l'image que nous renvoyons aujourd'hui n'est pas à la hauteur de cette ambition. Le travail que nous produisons, particulièrement au niveau local n'est pas connu, évalué, partagé, valorisé. Le décalage est gigantesque entre la popularité des questions écologiques et notre crédibilité dont le premier effet est le début d'une lente marginalisation des Verts sur la scène politique nationale. L'ensemble étant aggravé par notre côté donneurs de leçons mâtiné de cuisines politiciennes. Certes, notre crédibilité municipale, confirmée en 2008, nous donne des raisons d'espérer. Mais comment prétendre changer le monde si nous ne parvenons plus à nous faire entendre au-delà de l'échelle locale ? Face à ce constat, il nous faut dés aujourd'hui insuffler une énergie nouvelle et durable pour que Les Verts redeviennent ce parti défricheur et diffuseur d'idées qui a tant contribué à la prise de conscience écologique.

La rénovation de notre fonctionnement interne initiée depuis un an et qui devra se conclure en 2009 en est une étape essentielle. Donnons-nous enfin une organisation qui applique l'efficacité énergétique à son fonctionnement, où l'essentiel de notre temps soit consacré à l'externe et non à l'interne, où l'on s'enrichisse de l'expérience accumulée. Une structure où ceux qui mènent les combats en notre nom sont soutenus, où l'on tisse des partenariats durables avec les acteurs sociaux et associatifs, un parti qui s'inscrive pleinement dans son organisation internationale et valorise cette présence planétaire. Un parti dont soit fier et où l'on ait plaisir à militer ensemble.

Dés 2009, rassemblons autour d'un projet européen commun de justice environnementale et sociale

Mais il nous faut également retrouver une attractivité nous permettant de grandir et de nous ouvrir vers l'extérieur. Comment affirmer que Les Verts sont le parti de l'écologie politique, si des personnalités unanimement reconnues comme écologistes - à commencer par Nicolas Hulot et José Bové - en sont absents ?Notre brève histoire prouve que nous nous sommes renforcés chaque fois que nous avons fait l'effort de nous rassembler et de nous ouvrir. .

C'est pourquoi nous proposons d'initier dés 2009 un processus qui soit l'équivalent d'un « congrès d'Épinay » des écologistes, dans ce que cette référence induit en terme de dépassement des structures pour faire converger les forces. Ce « Congrès d'union de l'écologie politique » serait une étape décisive pour que naisse un large rassemblement des écologistes autour d'un projet commun de justice environnementale et sociale.

Parallèlement, les Européennes de 2009 et les Régionales de 2010 seront l'occasion d'incarner cette nouvelle ambition, grâce à des listes autonomes incarnant le rassemblement à ces deux scrutins. C'est une fois ces étapes franchies, sur la base de la démonstration faite de la représentativité de l'écologie politique, que se posera alors la nécessaire question des alliances avec les autres formations de gauche et dans quelles conditions aborder les échéances nationales de 2012, déterminantes pour apporter les réponses que nous souhaitons à la crise écologique.

Oui, il y a une place pour une force politique écologiste autonome qui à terme pourrait être une réponse centrale à la tentation capitaliste et aux errances de certains de nos partenaires dont la seule actualisation des valeurs de Jaures soit de devenir libéraux"

Oui, plus que jamais la gauche a besoin d'un parti Vert qui ne perde pas le cap et qui soit fort !

Oui, nous voulons être fiers d'être Verts !

PremierEs signataires :

Henri Arevalo ; Nicole Azarro ; Denis Baupin ; Driss Benjebara ; David Berly ; Benoît Berthé ; Vincent Bessat ; Marie-Christine Blandin ; Aurélie Bleton ; Benjamin Bibas ; Jean-François Bocquet ; Maryvonne Boileau ; Catherine Calmet-Reberioux ; Pascale Bonniel-Chalier ; Joëlle Boulay ; Khedidja Bourcart ; Clarissa Carillo ; Rayanne Chawaff ; Roland Comte Jean-François Coriolle ; Françoise Coutant ; Francesca Dandolo ; Ronan Dantec ; Florence De Massol ; Jeannick Deltour ; Bernard Despierre ; Denis Drouhet ; Sylvie Duffrene ; Jean-Luc Dusmenil ; René Dutrey ; Eve Duvère ; Hervé Fagard ; Mireille Ferri ; Marie-Claude Fournier ;Nathalie Gandais-Riollet ; Marina Girod de l'Ain ; Evelyne Honoré ; Pascal Julien ; Bertrand Jullien ; Stephen Kerckhove ; Pierre Kermen ; Xavier Knowles ; Karim Laanaya ; Antoine Lagneau ; Martine Lebranchu ; Jean-Luc Leseigneur ; Alain Lipietz ; Loic Lorenzini ; Noël Mamère ; Renaud Martin ; Sébastien Meric ; Patrick Meslé ;Erwann Minvielle ; Jean-Paul Morel ; Christophe Najdovski ; Luc N'Guyen ; Pascale Ourbih ; Caroline Quazzo ; Eric Quiquet ; Christophe Ribet ;Charles Rémy ; Alain Rigoult ; Loic Robert ; Marie-Anne Robert-Kerbrat ; Michèle Rubirola ; François Saunier ; Eric Schultz ; Sabrina Schliwanski ; Pierre Serne ; Frédéric Steinberg ; Djamila Sonzogni ; Gérard Sonzogni ;Michèle Zémor