11 mai 2009

Le seul vote : Europe Ecologie

Lipdub Europe Écologie
Vidéo envoyée par EuropeEcologie

Le 15 avril, la newsletter hebdomadaire que reçoivent les 10 000 signataires de l'appel d'Europe Ecologie comportait une invitation au lipdub. « Une performance festive et collective, une vidéo pour créer l'événement » expliquait la lettre pour les non-initiés car pour les autres, disons-le, le lèvre-doublage est aujourd'hui devenu un classique sur internet, plusieurs blogs sont même spécifiquement consacrés au genre. La petite originalité d'Europe Ecologie est d'avoir sacrifié le principe du plan-séquence et de l'unité de temps et de lieu pour lui préférer celui de la multitude et du rassemblement. La missive proposait donc aux candidats au playback rigolard de télécharger légalement la chanson La crise du groupe nîmois L'homme parle, de se filmer par tout moyen de captation possible, du téléphone portable à la caméra, samedi 25 ou dimanche 26 avril, et de nous envoyer le résultat par mail, ftp ou courrier. Des quatre coins de l'hexagone et au-delà, même si certaines régions sont moins portées sur la chansonnette que d'autres, nous avons donc reçu ces documents étonnants, donnant corps de façon spectaculaire au rassemblement face à l'urgence proposé par Europe Écologie. Les solutions existent et elles sont à notre portée. Ca valait bien un petit lipdub, non? En plus, c'était effectivement festif et collectif.

26 août 2008

L’ audace et l ’Ouverture

CONGRES DE LILLE

 

Si vous êtes en accord avec le texte ci dessous, signez le et faites le signer, il servira de base à une contribution plus conséquente ... Envoyez votre accord à despierre.bernard@numericable.fr

 

 

« Nous avons jusqu ’en 2015 pour agir » estimait dès 2007 le président du GIEC et prix Nobel de la paix. Selon le scénario le plus optimiste, on ne pourra plus éviter une élévation de la température moyenne de +2 et 2,4°C, qu à condition d une diminution des émissions de gaz à effet de serre de -30% d ici 2020 dans les pays développés comme l Europe. Etant donnés les délais de construction d infrastructures, de renouvellement des parcs, etc., les décisions doivent être prises vite, les financements devront être dégagés avant cinq ans. Soit en 2015.

 

Aout 2008 053.JPGEn 2009, il nous restera six ans. La mandature européenne et les élections régionales qui suivront en France seront décisives pour mobiliser l économie dans une révolution écologique. La mandature européenne : car le traité de Lisbonne aura considérablement élargi, on l espère, le pouvoir du Parlement européen. La mandature régionale : car rien ne sert de penser et de légiférer globalement si on ne sait pas agir localement.

Dans le monde politique, l ’écologie reste encore un.épiphénomène Et même si le PS, le PC et autre NPA commencent à intégrer des diagnostics écologiques, les mesures arrivent encore en queue de comète des priorités. Le Grenelle de l environnement, quant à lui, a été enterré par les lobbies, faute de les avoir combattus.

On ne fera pas d ’écologie avec les professions de foi intermittentes de la gauche ou de la droite, mais avec le savoir faire et la résolution des écologistes dans une démarche coordonnée et à long terme avec les partis, associations, syndicats et militants de gauche qui sont conscients de l urgence écologique.

Avec l ’optimisme de la volonté aussi : oui, nous pouvons agir sur cette réalité ensemble. Les solutions existent et nous avons commencé à les mettre en oeuvre, partout où nous sommes élus (Agenda 21, plan climat-énergie etc).

Nous refusons tout catastrophisme. La révolution écologique sera pacifique, participative, et joyeuse. Et nous savons que les plus démunis, les plus menacés par la perte d un environnement sain, doivent être les premiers mobilisés et leurs intérêts promus, par un partage du travail et des richesses. La révolution écologique sera solidaire, populaire, ou ne sera pas.

La prise de conscience populaire du péril écologiste, provoque, comme dans les années 90, la montée d ’une illusion : celle d ’une négociation directe entre les mouvements associatifs et le pouvoir en place quel qu’ il soit.

Même si les élections municipales ont montré une stabilisation, sinon un renforcement des Verts comme acteur politique à part entière, ils ne sont pas encore investis par l opinion publique de la mission de conduire la révolution verte. C est pourquoi nous devons viser à construire une alliance la plus large possible, d une part avec les forces écologistes associatives, d ’autre part avec les partis « eco-compatibles » de la gauche traditionnelle en laquelle une partie de l opinion voit encore la « solution politique de changement »

Ce problème complexe appelle une réponse subtile, articulée, que l on pourrait résumer en deux mots : « ouverture et dialogue »

Il faut viser, dans la séquence d ’élections à la proportionnelle des européennes, un score à deux chiffres pour des listes de rassemblement écologiste. Ce n est possible que par un "big bang " de l ’écologie, sans exclusive si ce n ’est d avoir compris que le libéralisme est incompatible avec l urgence de la crise. Et, au niveau international, le souverainisme, revient au même puisqu’ il n’oppose pas une Europe politique à celle des marchés.

Nous devons donc nous ouvrir à tous les écologistes quelle qu’ ait été leur position sur les réformes européennes dès lors que leurs réticences éventuelles portaient sur le pas trop lent de la marche vers une Europe politique, écologique et sociale, et qu’ ils admettent aujourd hui que chaque pas en avant dans la réalité vaut mieux que le plus parfait des programmes.

Cette ouverture aux associatifs ne vise pas seulement les « environnementalistes », mais tous ces « ingénieurs du bonheur quotidien » qui dans l’ économie sociale et solidaire inventent de nouvelles manières de vivre et de travailler. Et surtout, cela n’oblige en rien les associatifs à entrer en politique. Notre « métier » est de mettre en oeuvre dans les politiques publiques les attentes de la société civile organisée.

Cela implique des signes forts à donner à l ’opinion publique. La mouvance associative et le courant de sympathie qui se reconnaissent dans Nicolas Hulot et dans José Bové y sont sans doute prêts. Les Verts doivent être l’épine dorsale d une telle initiative, remettant au goût du jour leur tradition (tombée en désuétude) de « postes d’ ouverture », et confirmant l initiative des Assises de l ’écologie politique (comme prévu par la réforme du parti) pour montrer aux citoyens la cohérence de notre travail avec les associations.

Mais simultanément doit avoir lieu le débat avec la gauche traditionnelle.

Ce débat doit avoir lieu sur le fond pour mener à bien la mobilisation des politiques publiques, non seulement sur les crises environnementales, mais sur ce qui en conditionne la solution : la priorité aux plus démunis, la démocratie participative, le renforcement et la démocratisation des services publics, le respect de droits des migrants, la lutte contre toutes les discriminations et pour l’ égalité, l ’urgence de la construction d’ une France et d’ une Europe politiques donc, dores et déjà, les conditions a mettre en oeuvre pour battre la droite en 2012.

Bien entendu, les alliances de second tour qui pourront être construites dépendront du choix des électeurs. Alliances avec la gauche telle qu’elle est quand c’est nécessaire, construction d ’une gauche transformée chaque fois que c’ est possible.

Nous devons dès maintenant travailler à la construction de cette gauche rénovée, transformée, car c est à nous de montrer, aux citoyennes et citoyens, mais aussi aux militants de la gauche elle-même (comme de Bègles à Montreuil...) qu ’une autre gauche est possible, la gauche du XXI è siècle : une gauche écologiste.

 

Premiers signataires : Michel Bock, Nicole Dedebat, Patrick Franjou, Pierre Hémon, Alain Lipietz, Noël Mamère, Mikaël Marie, Marianne Moukomel, Natalie Riollet, Djamila Sonzogni, Anne Souyris, Claude Taleb, Dominique Voynet.

03 mars 2008

Et ils sont là les Tourquennois, pour Delannoy !

Formidable mobilisation à Vélo le samedi 1er Mars pour cette campagne des municipales ultra dynamique à Tourcoing.

Encore une semaine pour démentir tous les pronostics qui donnaient gagnante la droite dans la ville du Broutteux et confirmer dès le premier tour une victoire annoncée par les sondages !

30 janvier 2008

Noël Mamère soutient la Gauche et les Ecologistes

22 janvier 2008

Cécile Duflot lance les municipales !

08 janvier 2008

Droit des enfants : Ca avance !

Deux enfants, deux mères, c'est ainsi que débute l'info piochée ce matin dans un de mes quotidiens préférés : Nord Eclair.

"C'est une première juridique en france : deux homosexuelles tourquennoises, chacune mère d'un enfant, viennent de se voir reconnaître l'autorité parentale sur l'enfant de l'autre"

La Juge aux affaires familiales de Lille, Elisabeth Pierru, vient pour la première fois de reconnaître l'autorité parentale réciproque pour deux de nos compatriotes Tourquesnnoises.

En tant que Vert, je suis fier de vivre dans un pays qui est en capacité d'enfin prendre une décision qui est une avancée réelle, humaine et contemporaine du droit des familles et des enfants.

Cette sage décision va faciliter leur vie de tous les jours, en voici quelques exemples :

- les deux mamans vont pouvoir voter toutes les deux aux élections de parents d'éléves

- l'une pourra prendre les décisions essentielles en cas d'absence de l'autre et notamment en cas d'intervention médicale

- En cas de disparition d'une des deux mamans conjointes (ce que je ne leur souhaite pas, bien sur), l'autorité parentale pourra être conservée.

Il s'agit là d'une véritable grande avancée dans le droit des enfants qui sécurise leur présent et leur avenir.

Faut il le rapeller : Les Verts sont pour la défense de toutes les familles, quelque soient leurs compositions.

J'espère que le représentant du gouvernement, le procureur de la République, ne fera pas appel et que cette sage décision fera jurisprudence.

Dans tous les cas : longue et heureuse vie aux deux mamans et aux deux enfants !

 

09 mai 2007

À Tourcoing et dans la Vallée de la Lys, les Verts partent en campagne !

POUR UNE ECOLOGIE POPULAIRE 

Parce qu’elle ne se fait pas « sans les gens », Bernard Despierre annonce sa candidature pour les Verts dans la 10e circonscription.
Certainement pas pour faire de la figuration
.

medium_Verts.JPG

Le mot d’ordre national des Verts est suivi dans la 10 e circonscription où Bernard Despierre, secrétaire régional du parti écologiste, confirme sa candidature. Après avoir fait ses armes politiques (au Parti Socialiste Unifié) au Havre, il rejoint les Verts en 1997 et rentre sur ses terres nordistes où il est présent aux municipales de 2001 à Tourcoing et aux cantonales de 2004 (canton de Tourcoing Nord-Est). Il recueille alors 8,3 % des suffrages.
Rien à voir avec le score de Dominique Voynet au premier tour de la présidentielle. Mais les Verts, rangés d’un bloc et « sans état d’âme » derrière Ségolène Royal pour le second, sont déjà dans la « séquence » suivante : les législatives. Et ils promettent, cette fois, de compter : « On va mettre les mains dans la glaise, sourit le candidat. Nous avons des thèmes à défendre et des moyens de le faire. Nous ne sommes pas dans un contexte de protestation (...) Il faut des écologistes à l’Assemblée nationale et nous ne comptons pas y aller pour faire du témoignage. »


Écologie et santé, écologie et logement

Oubliée cette image des Verts focalisés sur le seul respect de l’environnement : la santé et l’économie seront au coeur de leur campagne. Sans oublier le logement, qui tient particulièrement à coeur de la suppléante de Bernard Despierre : Karima Delli, Tourquennoise de 27 ans, doctorante en sciences politiques. La jeune femme est par ailleurs active dans plusieurs collectifs contre le mal-logement et attachée parlementaire de Marie-Christine Blandin, sénatrice et ancienne présidente de la région.
Dans ce « grand mouvement d’ensemble » électoral, de la présidentielle aux municipales de 2008, cette dernière soutient fermement leur candidature, celle de « l’écologie populaire ». « On ne fera pas d’écologie sans les gens, qu’ils soient du XVIe arrondissement ou du Pont Rompu, avance le candidat. Les plus démunis sont souvent les plus touchés par la crise écologique. » Et sur le sujet : « nos ennemis, mais même nos partenaires, ne sont pas à la hauteur du défi (...) Pour y répondre, il faut qu’on soit aux manettes. »

Combattre Vanneste

Les partenaires, naturellement, sont à gauche. Et n’attendez aucun commentaire sur le feuilleton des candidatures socialistes dans la 10e . « On ne fera pas une campagne en contre... Sauf contre Vanneste. » « Je l’ai vu à l’oeuvre quand j’étais présidente de région, raconte Marie-Christine Blandin. C’est un modèle de ce que nous combattons. » Forts de nouvelles adhésions et même d’un « renouveau », les Verts de la 10e promettent une campagne basée sur le travail de terrain... à vélo et en transports en commun, bien sûr. Parce qu’« on n’est pas des écolos du dimanche »...

Tous droits réservés article et photo : Nord Eclair par VINCENT DÉCAUDIN  

Portraits de candidats

Bernard Despierre a 52 ans. Marié, père de quatre enfants, jeune grand-père de deux petits enfants, il est né à Roubaix. Il habite Tourcoing et est directeur d’un centre social à Marcq-en-Baroeul. Il s’est engagé très tôt dans l’action militante, au sein de l’action catholique en milieu ouvrier, puis vers la CFDT, et le PSU. En 1981, il déménage au Havre où il est rapidement élu conseiller municipal, puis adjoint et conseiller régional de Haute-Normandie. Ce n’est qu’en 1998 qu’il revient à Tourcoing. Il a siégé au bureau national de Génération Écologie, avant que Brice Lalonde rejoigne Jacques Chirac. Là, il adhère aux Verts et se rapproche de Noël Mamère. En 2001, il figure sur la liste écologistes aux municipales de Tourcoing et devient secrétaire régional des Verts. En décembre dernier, il a été élu vice-président du bureau du conseil national inter régional des Verts.
Il est administrateur et président de diverses associations à caractère social ou culturel.
Il a été directeur (1976-1977) de la MJC du Virolois à Tourcoing.

Karima Delli a 27 ans. Après des études de commerce, droit et un doctorat de Sciences politiques, cette Tourquennoise est devenue attachée parlementaire de la sénatrice Verte Marie-Christine Blandin. Elle est la neuvième d’une famille de treize enfants.
Elle est membre du Collectif de la France qui se lève tôt, voulant démontrer de manière humoristique par des réveils en fanfare et bruyants que se lever tôt n’est pas réservé à la droite. On la retrouve aussi membre d’un collectif (Jeudi noir) qui intervient de manière ludique dans des appartements pour dénoncer le prix de l’immobilier. On l’a retrouvée aussi déguisée en pirate, partant à l’assaut de l’île de la Jatte, là où Nicolas Sarkozy a une habitation un peu controversée.

 Tous droits réservés : La Voix du Nord par Christian Vincent

04 mai 2007

Sarko et Vanneste, on n'en veut plus !

C'est écrit, c'est dit, c'est pragmatique, c'est raisonné et sans passion :

Dimanche je vote pour Ségolène Royal !

Après ... on verra bien ... !

24 avril 2007

22 avril 2007 : Déclaration de Dominique Voynet

Je remercie les électrices et électeurs qui m’ont apporté leur soutien.

Je les remercie d’avoir bravé le matraquage médiatique et de ne pas s’être laissé dicter leur vote par des sondages dont le commentaire a remplacé, jour après jour, le débat de fond pendant cette campagne de premier tour.

Une majorité d’électeurs écologistes a cependant préféré voter pour la candidate socialiste, voire pour le candidat de l’UDF, pour conjurer la crainte d’un nouveau 21 avril, ou la peur que leur inspire un candidat de droite défendant des positions de plus en plus extrêmes. Je prends acte de ce choix.

La candidate socialiste ne devra pas cependant oublier au second tour la diversité des électeurs qui ont voté pour elle.

medium_arton2821.jpgJe voterai le 6 mai pour Ségolène Royal. Mon soutien est sans ambiguïté : mais les électeurs écologistes se mobiliseront d’autant plus dans un second tour qui s’annonce serré, qu’elle montrera qu’elle veut être désormais la candidate d’une dynamique d'union qui ne les exclut pas.

Je lui demande notamment de prendre en compte dans toutes les politiques publiques, les urgences liées au changement climatique, de s’engager vite contre un certain nombre de projets catastrophiques pour l’environnement en matière d’énergie, de transports, d’agriculture, de déchets et de santé publique. Je lui demande de restaurer l'espoir des millions de personnes qui vivent dans la précarité ou la pauvreté.

Je lui demande d’aérer vraiment la vie démocratique de ce pays en engageant la transition vers une Sixième République qui redonne au Parlement et à nos concitoyens la capacité à intervenir dans les choix dont dépend leur avenir.

Je voudrais enfin remercier les militants verts pour le soutien qu’ils m’ont apporté. Nous avons fait une campagne active, utile. Mais nous devons entendre le message qui nous a été adressé aujourd’hui : la France a besoin d’un grand parti de l’écologie politique, populaire, uni, pour que les alertes que nous lançons inlassablement et le bon travail que nous faisons sur le terrain, débouchent enfin sur une capacité à peser sur les grands choix de notre pays, en Europe et dans le monde.

La démocratie est parfois un juge amer, mais notre combat est beau et juste, il se poursuivra sans relâche ni faiblesse. En commençant par les élections législatives, où nous savons pouvoir compter sur les électeurs verts, dont certains regrettent déjà de nous avoir fait défaut ce soir.

Dominique Voynet

Toutes les notes